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Pourquoi «Venise» ?

Un peu d’histoire…

Les gondoles n'y sont pour rien, bien sûr...

En 2000, Venise-en-Québec célébrait ses 50 ans d'existence. C'est en effet le 1er janvier 1950 que le décret numéro 1350 de la Gazette officielle du Québec consigne le détachement d'un territoire de la municipalité de Clarenceville qui portera désormais le nom de Venise-en-Québec. Ce toponyme vient du nom de l'ancien bureau de poste dit de «Venice» situé à l'emplacement actuel de la municipalité, lui-même à l'origine de l'appellation «Baie de Venise» connue dès le milieu du 19e siècle pour désigner cette extrémité nord du lac Champlain.

Pourquoi donc cette évocation de la ville de Venise en Italie ? Tout simplement parce que, pour les premiers résidents européens de ce lieu, la montée des eaux printanières dans les méandres de l'arrière pays pouvait faire penser aux célèbres canaux de la ville italienne. 

Ses premiers habitants

«Venice», pour reprendre son appellation d'autrefois, était une région éloignée, sans école ni église, à la limite de Saint-Georges-de-Clarenceville et de Saint-Sébastien. À sa création, elle comptait environ 70 ménages et autant d'habitations occupées à l'année. Une des premières écoles à être fréquentée par les jeunes de la baie était située sur le Mandigo's Corner (aujourd'hui à l'intersection du Chemin de la Baie et de la R 227).

Le premier hôtel de la baie construit en 1825, le Wheeler's Inn, offrait aux voyageurs venus des États-Unis par la route de Boston, le gîte et le changement de chevaux. La famille Wheeler serait probablement la toute première famille à s'être établie à Venise. Une partie de l'ancien établissement située sur la 23e avenue Est abrite encore aujourd'hui un descendant des Wheeler.

Selon l'histoire transmise de génération en génération, la famille Jamieson d'origine irlandaise est arrivée à la baie Missisquoi vers 1832. Une famille Lecavalier était déjà installée sur les terres mais comme elle n'avait pas enregistré l'occupation de ces terres, elle fut supplantée par la famille Jamieson qui prendra soin de faire inscrire les 200 acres de terre à son nom. Ainsi naîtra l'appellation de Pointe Jamieson.

Entre 1840 et 1900, le Canada accueille massivement des Irlandais chassés de leur pays par la famine. En 1846 un de ces arrivants, Timothy Neville, achète 200 acres de terre appartenant à la famille Blood, soit le lot 192 de la 11e concession de la seigneurie de Foucault, connu sous le nom de Pointe Blood (Pointe Campbell, limite sud-ouest de Venise), terre dont hériteront plusieurs générations, la dernière étant celle de Peter Neville.

Vers le début du XXe siècle, les agriculteurs installés autour de la baie commencent à vendre des parcelles de leur terres afin d'y installer des chalets.

Qu'en est-il aujourd'hui?

La municipalité de Venise-en-Québec est maintenant devenue un lieu de villégiature dont l'essor démographique est l'un des plus remarquables du Haut-Richelieu. Cet accroissement de la population est attribuable non seulement à l'attrait de sa situation géographique mais aussi au changement qui s'y est opéré dans les dernières années et qui se poursuit, grâce aux initiatives de ses citoyens pour l'embellir, mettre en valeur tout son potentiel écotouristique et rendre leur milieu de vie le plus agréable possible. Présentement Venise compte 1660 résidents permanents.

 

Si vous désirez plus de renseignements sur l'histoire de Venise-en-Québec, en plus de nombreuses photos d'époque, vous pouvez vous procurer le livre publié par la municipalité pour fêter son 50e anniversaire (Hier, Aujourd'hui et Demain) et qui contient de nombreuses photos et récits sur Venise-en-Québec.  Bonne lecture !

 
Plage de Venise dans les années 30' Hôtel Wheeler (1815) Pierre tombale de Timothy Neville (1867)